Biographie: Snoop Dogg

Biographie: Snoop Dogg
Calvin Broadus alias Snoop Doggy Dogg devenu plus simplement Snoop Dogg, naît le 20 Octobre 1971 à Long Beach, dans la banlieue sud de Los Angeles. Il est le deuxième d'une famille de trois enfants, et doit ce pseudonyme à ses parents qui trouvaient que sa tête rappelait celle du chien Snoopy. Enfant, sa vie tourne autour de l'église baptiste locale, où il joue du piano, chante dans une chorale de jeunes et est membre de l'équipe de basket, d'ailleurs il semblerait qu'il fut un excellent sportif et qu'il aurait pu faire carrière.
A l'âge de
15 ans, il déménage avec sa famille à North Long Beach et commence à donner des concerts de rap à l'école. Mais à 18 ans, il commence à traîner avec les Crips, un des grands gangs de Los Angeles. Et peu de temps après avoir obtenu son diplôme de l'enseignement secondaire, il est arrêté pour possession et vente de cocaïne ; ce qui le condamne à un an de prison. S'en suit 3 années où il est régulièrement emprisonné et trouve alors un sens à sa vie en se réfugiant dans la musique, en commencant par rapper les histoires de ses co-détenus.

A sa
sortie, Snoop Dogg commence par enregistrer ses premières démos sur cassettes avec ses amis de lycée Warren G et Nate Dogg ; sous le nom de groupe 213 , nom de l'ancien code postal de Long Beach City, et les vendaient dans les bacs d'un magasin très fréquenté le V.I.P. Records. Mais Warren G étant le demi-frère de Dr. Dre, membre du groupe de Compton N.W.A., décida de lui faire écouter une de leur cassette, et Dre fut très impressionné par le style de Snoop et sa voix si particulière et décida donc de collaborer avec lui.
On est en 1992 et s
a première participation discographique sera sur la B.O du Film Deep Cover (avec Jeff Goldblum et Lawrence Fishburne) sur le morceau « Deep Cover (187) » produit par Dr. Dre, celui-ci fera monter un véritable buzz autour de Snoop Dogg.
Mais c'est surtout, dans cette même an
née, avec le premier album solo de Dr. Dre « The Chronic », sortit sur le label Death Row, que le monde découvrira la voix traînante et inimitable du chien de Long Beach. Il sera présent sur plusieurs chansons notamment les légendaires « Nuthin' But a 'G' Thang » et « Fuckin' Wit' Dre Day » qui lui permettent d'accéder à une véritable notoriété au sein du milieu Hip Hop.

Cette reconnaiss
ance va le motiver à enregistrer plus tôt que prévu son premier album solo «Doggystyle » , mais en 1993 alors qu'il est en studio il est arrêté et accusé d'être complice dans l'assassinat d'un homme, Philip Woldemariam. Selon les accusations, le 25 Août 1993 son garde du corps, McKinley Lee, aurait tiré sur Woldemariam pendant que Snoop conduisait le véhicule. Snoop plaide alors la légitime défense, soutenant que la victime le poursuivait et le traquait depuis 2 jours. Après une apparition lors des MTV Music Awards en 1993, il se rend aux autorités.

Après de nombreux retards, «
Doggystyle » est finalement lancé en Novembre 1993 sur le label Death Row et devient le premier album de l'histoire à entrer directement numéro un dans les charts. Malgré les quelques critiques qui décrivent le disque comme une copie de « The Chronic », l'album reste au sommet du palmarès pendant de longues semaines grâce aux irrésistibles tubes « Ain't No Fun », « Gin & Juice », ou encore l'inévitable « Who Am I (What's My Name) ? », qui sample abondamment « Atomic Dog » de George Clinton, et permet ainsi de faire découvrir au monde entier le G-Funk, mélange de beats funky chargées en basses et de paroles crues évoquant la vie de tout les jour dans les ghettos de Los Angeles.
Mais ses péripétie
s ne sont pas terminés, car en 1994 lors d'une tournée britannique les journaux locaux et un député réclament que le gouvernement expulse le rappeur du pays à cause de ses démêlés judiciaires. Mais Snoop en fait abstraction et s'inspire même de son procès à venir pour faire un court-métrage basé sur une chanson de son album « Murder Was The Case », une B.O accompagnera même ce projet. A ce moment, les ventes de «Doggystyle» atteignent quatre millions d'exemplaires, soit quatre fois disque de platine.

E
n 1995, Snoop Dogg fit quelques collaborations notamment sur l'album du Dogg Pound « Dogg Food », mais passa la plupart de cette année a préparer son procès qui commença finalement début 1996. Sa défense est assurée par Johnny Cochran, qui fit des merveilles pour l'affaire O.J. Simpson, et récidiva donc en Février 1996 car Snoop Dogg bénéficie d'un acquittement et se voit blanchi par la justice de toutes les accusations. Dr. Dre aurait dut venir témoigner en faveur de Snoop pour son procès, mais celui-ci n'est pas venu, ce qui créa une querelle entre eux deux, de plus 2Pac critiquera également le comportement de Dr. Dre ce qui précipitera ce dernier à quitter le label Death Row.

Durant l'année
96, Snoop pose sur le double album « All Eyez On Me » de son ami 2Pac et peaufine son second album solo, qui se fera bien évidemment sans la participation de Dr. Dre, et qui se déroule dans une ambiance pesante vu que 2Pac meurt quelques semaines avant sa sortie. « Tha Doggfather », qui est dédicassé à son ami décédé, sort finalement en Novembre 1996, dans une période ou le gangsta rap est en déclin; les ventes chutent et atteignent péniblement les deux millions d'exemplaires, et valu donc à son deuxième album un succès modéré. Snoop quitte alors en de mauvais terme Death Row et décide de s'associer avec un autre entrepreneur mais cette fois-ci venant de la Nouvelle-Orléan, Master P le Boss du label No Limit Records. Il sort en 1997 son premier album No Limit « Da Game Is To Be Sold, Not To Be Told », mais malgré les hits comme “Snoop World”, “Woof!” , “Still A G Thang” l'album fût boudé par les fans et la critique qui n'apprécient pas le nouveau style sudiste de Snoop Dogg, et préféraient le son de sa voix sur fond de G-Funk. Cependant sa côte de popularité ne faiblit pas, et on le retrouve sur de nombreux featurings et sur de bons nombres de grandes émissions de télé américaines.

En 1999, il
sort son 4ème album solo et donc son 2ème chez No Limit intitulé « No Limit Top Dogg ». Aussi mal accueillis par la critique que son précédent il sera néanmoins apprécié par les fans, et marquera le retour de la collaboration entre Dr. Dre et Snoop Dogg qui lui produira des morceaux comme « Bitch Please », « Just Dippin' » ou encore « Buck' Em ».
Ce
t album montre également ses changements de point de vue depuis le début de sa carrière ; ce n'est plus seulement le même gangsta rappeur de 1992, c'est également devenu un businessman. Toujours cette même année il apparaît sur 4 chansons du magistral album deDr. Dre « Chronic 2001 » sur des tubes comme « Next Episode » ou « Still D.R.E. ».
Snoop D
ogg décide ensuite de monter son propre label, Doggystyle Records, et les premiers a bénéficier de ce support n'est autre que le groupe qu'il vient de créer avec Tray Deee et Goldie Loc sous le nom de Tha Eastsidaz. Et en 2000 ils sortent sous ce même label l'album « Tha Eastsidaz » qui sera certifié disque de platine quelques mois après.
En Novembre
2000, il signe et sort le disque d'un nouveau groupe, de trois filles cette fois-ci, les Doggy's Angels, mais celui-ci fit un véritable flop.

Mais à ce mo
ment la son ancien label Death Row Records détenait encore tout les droits pour sortir des albums de Snoop Dogg avec des morceaux inédits, et donc se faire de l'argent sur son dos. Et alors qu'il allait pour sortir son 5ème album solo, Snoop se voit devancer par son ancienne écurie qui lance dans les bacs fin 2000 l'album « Dead Man Walkin' ».
Final
ement c'est en Décembre 2000 que « Tha Last Meal » voit le jour et donc que son contrat avec No Limit s'achève, avec toujours des productions et un mixage par Dre, on y retrouve dessus également tout le gratin de la Westcoast de Kokane à MC Ren en passant par Nate Dogg et Lady Of Rage ce qui permit à l'album de s'écouler dans les premières semaines à plus de 400 000 exemplaires.
S'en sui
t de multiples sorties tel que le nouvel album du groupe Tha Eastsidaz « Ducez 'N Trayz : the Old-Fashioned Way » qui connu un moins grand succès que le premier, un Best Of sortit par Death Row « Death Row's Snoop Doggy Dogg Greatest Hits » avec quelques inédits en supplément, et en milieu de l'année 2002 sort une compile des artistes signés sur son label DoggyStyle Records « Doggy Style Allstars: Welcome to tha House, Vol. 1 ». On l'aperçoit également de plus en plus sur le grand écran ; « Bones », « Training Day », « The Wash », « Baby boy ».

En 2002, Snoop fait son come back
avec “ Paid tha Cost to Be da Bo$$ ” qui est donc son premier album solo sur son propre label où l'on retrouve bons nombres d'invités comme Nate Dogg, Kokane, Warren G, Jay-Z, Lil Half Dead, Goldie Loc, The Dramatics, Redman, Pharell Williams. Un album très personnel où Snoop s'essaie à un genre différent qui l'éloigne de plus en plus de ses débuts, laissant de coté Dre pour travailler avec The Neptunes, les producteurs les plus sollicités du moment qui lui confectionnent deux tubes "From Da Chuuch To Da Palace" et "Beautiful" qui tournera en boucle sur les ondes durant l'été 2003. Sont présents également des producteurs de renom comme Just Blaze, FredWreck, DJ Premier,...

Pour son 7ème album R
&G (Rythm & Gangsta) : The Masterpiece sorti en 2004, Snoop continue de travailler avec The Neptunes. Bien que ce ne soit pas du goût de ses fans il connais néanmoins depuis leur union un immense succès commercial notamment grâce au tube "Drop It Like It's Hot" feat Pharell, mais il y a également la collaboration d'artistes comme Justin Timberlake, Charlie Wilson, 50 Cent, Lil Jon, Nelly,...
Après avoir fait une tournée dans
toute la France en 2005, Snoop devrait se réunir sur scène et en studio avec Dre pour un nouveau projet, et l'on devrait également le voir et l'entendre au cinéma prochainement dans Coach Snoop et en doublure de la voix d'un personnage de dessin animé dans Arthur and the Minimoys le prochain film de Luc Besson.



Discographie

Solos
Doggystyle (1993),
Tha Doggfather (1996),
Da Game Is to Be Sold Not to Be Told (1998),
No Limit Top Dogg (1999),
Tha Last Meal (2000),
Paid tha Cost to Be da Bo$$ (2002),
R&G (Rhythm & Gangsta): The Masterpiece (2004)


Tha Eastsidaz
Snoop Dogg Presents Tha Eastsidaz (2000), Tha Eastsidaz - Duces N' Tray The Old Fashioned Way (2001)
Autres Sorties
Dead Man Walkin (2000),
Death Row's Snoop Doggy Dogg Greatest Hits (2001),
Doggy Style Allstars: Welcome to tha House, Vol. 1 (2002)

# Posté le samedi 03 septembre 2005 16:28

Modifié le mercredi 28 décembre 2005 18:03

Biographie: 2pac Amaru Shakur

Biographie: 2pac Amaru Shakur
Le début de Tupac Shakur
Tupac Shakur, né Lesane Parish Crooks, a vu le jour dans une maternité de Brooklyn, le 16 juin 1971 à New-York. 2pac pousse son premier cri au début des années 70, à un époque où le mouvement des Black Panthers voit sa cote de popularité grimper à une affolante vitesse. Il faut savoir qu'à cette époque, il était courant que des flics fassent irruption dans les ghettos et assassinent un jeune noir, juste parce que celui-ci leur avait décoché un mauvais regard. Le père de Tupac était parti refaire sa vie ailleurs, la mère Afeni Shakur (qui faisait partie des Black Panthers) est incarcérée pour avoir comploter à faire exploser des bombes dans plusieurs endroits très fréquentés de New York. Elle était enceinte de 5 mois quand ils l'ont envoyée en prison. Tupac a donc grandi dans cet environnement où la haine des flics vivaient sans cesse. Le prénom de Tupac n'a pas été choisi au hasard: Afeni l'a voulu en référence au mouvement révolutionnaire inca Tupac Amaru, qui signifie "serpent brillant", et Shakur signifie qu'on est plein de reconnaissance envers dieu.

Tupac et sa jeunesse
A 12 ans, attiré par l'univers artistique, Tupac rejoint un groupe de théâtre a Harlem. Ce premier contact avec la scène semble lui plaire, car lorsqu'il déménage en 1986 à Baltimore, il suit une école artistique "Perfoming Art". Son talent est très vite repéré par les enseignants et Tupac décide d'écrire ses premiers textes. A 17, ans il déménage de nouveau pour aller à Marin City en Californie, il traîne avec des lascars et se met à dealer.
Mais très vite il se rend comte que c'est pas une voie a suivre alors il intègre en tant que danseur, le groupe de rap funky Digital Underground . En 1991, il pose même pour la première fois sa voix sur bandes pour le maxi "This Is a EP release" des Digital Underground.

Tupac le début d'une légende
En 1991, Tupac sort son premier album solo "2Pacalyspe now". Son premier album est un succès grâce ses extraits "When My Homies Call" et "Brandy's Got A Baby". Très vite, il attaque le cinéma, il joue un rôle de lascar fou furieux et parano, Bishop, dans le film "Juice". Avant de sortir son deuxième album en 1993 intitulé "Strictly 4 my N.I.G.G.A.Z", Tupac a connu de multiples bagarres et autant de convocations au tribunal avec même quelques séjours en prison. Son style musical continue à se faire remarquer après la sortie de son album de part ses chansons "Keep Ya Head Up" et "I Get Around"; de même pour sa carrière au cinéma en tenant le premier rôle, avec Janet Jackson, du film "Poetic Justice", de John Singleton. Et puis toujours, des embrouilles à répétition dont une principalement grave qui accuse Tupac d' harcèlement sexuel sur une femme de 19 ans. Un an plus tard, la veille de son procès, Tupac se rend en studio voir son pote Notorious BIG (qui plus tard sera son pire ennemi) pour enregistrer quelques morceaux et lorsqu'il est dans l'ascenseur, il se fait dépouiller de ses bijoux, et en échange, reçoit 5 balles. Refusant de rester à l'hôpital, il se rend à son procès le lendemain qui le condamne à 4 ans de prison...

Tupac la légende
Le 1er avril 1995, son troisième album "Me against the world" sort et devient l'album le plus vendu grâce à "Dear Mama", mais 2pac est encore en prison. Il en sortira au mois d'octobre, grâce à une caution de 1.4 million de dollars payée par Suge Knight, patron du label californien Death Row Records, contre une signature sur sa chaise électrique. Le 13 février 1996, son quatrième et double-album "All Eyez On Me" sort. Ce chef d'oeuvre typiquement Death Row est un long déluge de rage. En sera extrait le super hit et hymne "California Love" en compagnie de Dr Dre, "2 Amerikaz Most Wanted" et j'en passe des meilleures. 2pac accuse Biggie d'avoir organisé la tentative de meurtre et n'hésite pas à répandre des déclarations provocantes sur son nouvel album et même de l' accusé de lui avoir volé bon nombre de rimes pour son premier album "Ready To Die".
De son côté Biggie hallucine. Entre les deux hommes, donc entre les deux labels (Death Row et Bad Boy), et finalement entre New-York et Los Angeles, la tension monte rapidement et Tupac (au lieu de faire baisser un peu la pression) en rajoute et insulte Biggie à la moindre occasion sur "Hit'Em Up". L'ambiance tourne vraiment au vinaigre et il semble désormais acquis que cette histoire se terminera en bain de sang.

La mort de Tupac Shakur
Le 7 septembre 1996, Tupac et Suge Knight assistent au combat de boxe entre Mike Tyson et Bruce Seldon qui se déroule dans un grand hôtel de Las Vegas. A la fin du combat, 2pac et Suge montent dans leur voiture et se rendent à leur hôtel pour se changer car ils voulaient sortir en boite. Le baron rouge demande à son rappeur de retirer son gilet pare-balle. Mais à un feu rouge, une cadillac blanche, avec quatre personnes à l'intérieur, s'arrête à côté d'eux. Une personne ouvre le feu. Suge est touché à la tête (rien de grave) et Tupac se prend quatre balles dans la poitrine. Amené d'urgence à l'hôpital de Las Vegas, il est immédiatement opéré. Sept jours plus tard, le vendredi 13 septembre, à 16 h 03, après de longue et dure opération, Tupac est déclaré mort.

Qui à tué Tupac Shakur ?
Personne n'a vu le corps de Tupac mort, et il paraît clair pour beaucoup que Tupac aurait manigancé tout cela pour avoir enfin la paix. Certains pensent à un coup de Biggie ou bien d'un coup du gouvernement. Aujourd'hui, personne ne peut dire qui a tué et commandité l'assassinat de Tupac, et même la police de Los Angeles (un poil corrompue) piétine. Mais on a tous nôtre petit idée à se sujet. Pour le magazine Rolling Stone, il semblerait que le meurtrier de Tupac soit un policier payé par... Suge Knight ! En effet Suge n'aurait pas apprécié que Tupac monte son propre label (Makiavelic Records), et aurait donc ordonné son élimination pure et simple. Mais ceci n'est qu'une idée... tout comme la théorie des 7 jours.

THUG-LIFE
Thug Life est le mouvement que 2pac a crée pour lutter contre les ghettos mal famés et tout les problèmes que les habitants pouvaient y rencontrer. En fait, c'est comme les Black Panthers mais en moins violent. Pour le gouvernement c'était qu'un groupe de mouvement à éliminer et de plus Tupac était de plus en plus influent, il était déjà connu par le vice président des Etats unis pour ces albums qui était une menace pour l'Etat.

L'après Tupac
2Pac est maintenant connu pour avoir sorti un nombre de double-album posthume se comptant sur les doigts des deux mains. De "R U Still Down?" à "Better Dayz" en passant par son "Greatest Hits" vendu à 9 millions d'exemplaires, 2Pac reste une icône intouchable du hip hop. Ses derniers enregistrements et disques post-mortem produits par Suge Knight et sa mère Afeni Shakur continuent de se vendre comme des petits pains malgré une baisse de qualité au fur et à mesure. Le dernier album en date est "Loyal 2 The Game" produit par Eminem. Une ligne de vêtements en sa mémoire est sortie l'année dernière, 'Makaveli Branded', histoire d'exploiter encore plus l'image de ce rappeur déchu.



Filmographie
Juice (1992), Poetic Justice (1993), Above the Rim (1994), Bullet (1997), Gridlock'd (1997), Gang Related (1997)

Discographie
2Pacalypse Now (1991), Strictly 4 My N.I.G.G.A.Z. (1993), Thug Life (1994), Me Against The World (1995), All Eyez On Me (1996), The Don Killuminati : The 7 Day Theory (1996), RU Still Down ? (Remember me) (1997), Greatest Hits (1998), Still I Rise (1999), Until The End of Times (2001), Better Dayz (2002), The Prophet (2003), Nu Mixx Klazzics (2003), Resurrection OST (2003), 2Pac Live (2004), Loyal To The Game (2004)

Soundtracks
Nothing But Trouble: 'Same Song'
Poetic Justice: 'Definition Of A Thug Nigga'
Above The Rim: 'Pour Out A Little Liqour', 'Pain', 'Loyal To The Game'
Bad Boys: 'Me Against The World'
The Show: 'My Block'
Sunset Park: 'High Til' I Die'
Supercop: 'Made Niggaz'
Gridlock'd: 'Wanted Dead Or Alive' , 'Never Had A Friend Like Me' , 'Out The Moon (Boom, Boom, Boom)' , 'Life Is A Traffic Jam'
How To Be A Player: 'Troublesome'
Gang Related: 'Life's So Hard' , 'Staring Through My Rearview' , 'Made Niggaz' , 'Lost Souls'.

Collaborations, Inédits...
1 in 21: The Remixes (1999),
The Lost Tapes: Circa 1989 (2000),
The Rose That Grew from Concrete, Vol. 1 (2000),
Makaveli & Dillinger - Don't Go To Sleep (2001)

Lady Of Rage - Necessary Roughness: 'Big Bad Lady'
Nate Dogg - G Funk Classics: '11. Me And My Homies'
Daz Dillinger - Retaliation, Revenge, And Get Back: '7. Initiated'
Scarface - My Homiez:
Disc 1 '6. Homies & Thuggs (The Remix)'
Disc 2 '15. Homies & Thuggs (Original Version)'
Jon B - Are U Still Down/They Don't Know : '1. Are U Still Down'
Legends - Featuring Tupac and Dr. Dre :
1. Panther Power
2. My Burnin' Heart
3. Never Be Beat
4. Case Of The Misplaced Mic
9. Static (Extended Club Mix)
10. Static (Silent Mic Mix)
Jon B. - Cool Relax: '7. Are U Still Down'
Force One Network - Soul Network Program II: '10. Static', '14. Static (Remix)' , '15. Static (Max Mix)'
Bone Thugs-N-Harmony - The Art Of War: '2. Thug Luv'
Snoop Doggy Dogg - Tha Doggfather: '21. Outro'
Ant Banks - Big Thangs: '8. For Tha Hustlerz'
Scarface - The Untouchable: '9. Smile'
Too $hort - Cocktails: '9. We Do This'
Smooth - Smooth: '5. P.Y.T. (Playa Young Thugs)'
South Central Cartel - N Gatz We Truss...: '15. Gangsta Team'
MC Breed - New Breed: '3. Gotta Get Mine' , '5. Comin' Real Again'
Spice 1 - AmeriKKKa's Nightmare: '4. Jealous Got Me Strapped'
E-40 - In A Major Way : '8. Dusted 'N' Disgusted'
E-40 - Hall Of Game: '4. Million Dollar Spot'
Above The Law - Black Mafia Life: '6. Call It What U Want'
Eddie F And The Untouchables Compilation: '7. Let's Get It On'
Young Lay - Black n' Dangerous: '5. Got 2 Survive'
Raw Fusion - Blank : 'No. 1 With A Bullet'
Don Jagwarr - Faded: '8. Skank Wit U'
Funky Aztecs - Day Of The Dead: '9. Slipping Into Darkness'
Richie Rich - Seasoned Veteran: '9. Niggaz Done Changed'
Digital Underground - Sons Of The P:
'1. The Dflo Shuffle'
'9. Family Of The Underground'
'11. Good Thing We're Rappin''
Digital Underground - This Is An EP Release: '1. Same Song'
Digital Underground - The Body Hat Syndrome: '9. Wussup With The Luv'
Assassin - Hitworks Volume 1: 'Real Bad Boyz'
The Govenor And The House Of Reps - Floss Mode : '5. Po' Nigga Bluez'
Live Squad: 'Danger Time'
Trapp - Stop The Gunfight:
'1. Stop The Gunfight'
'7. Be The Realist'
Outlawz - Novakane: '14. World Wide Mob Figgaz'
K-Ci & JoJo - X: '5. Thug N U Thug N Me (Extended Version)'
Lisa “Left Eye” Lopes - Supernova: '9. Untouchable'
Nas - God's Son: '10. Thugz Mansion (N.Y.)'

# Posté le samedi 03 septembre 2005 16:38

Biographie: N.W.A

Biographie: N.W.A
N.W.A., pionnier du Gangsta Rap, est en de nombreux sens le groupe le plus connu de l'histoire du rap. Apparut à la fin des années 80, quand Public Enemy a réécrit les règles du hardcore rap en prouvant qu'il pouvait être intelligent, révolutionnaire avec une prise de conscience sociale, N.W.A. prend parti sur le sujet de leur musique en ignorant leur message. Á l'inverse, ce clan de 5 membres célèbre la violence et mystifie la vie criminelle, en les relatant avec un langage carré et rude. Initialement, le groupe aux implacables attaques apparut sérieux, aux commentaires vitaux, provoquant même un avertissement du F.B.I. sur le label de N.W.A., mais, après le départ d'Ice Cube en 1989, le groupe commença à devenir auto-parodique. Avec leur fort ton gémissant, les cauchemars urbains d'Eazy-E ressemblaient dorénavant plus à des comiques de livres fantaisistes, ce qui a satisfait la fantaisie des adolescents ou des blancs des banlieues qui sont devenus le noyau de leur audience, et le groupe en est devenu encore plus populaire qu'avant. Néanmoins, des égos conflictuels empêcheront la bande de sortir un troisième album et ils se séparent après qu'un des producteurs, DrDre ne les quitte pour une carrière solo en 1992. Bien que le groupe ne fut pas longtemps actif, leur influence - de leurs beats funky, conduits par des basses, jusqu'à leurs paroles exagérées – fut évidente durant les années 90.

Ironiquement, dans cette incarnation original, N.W.A. initialement était fortement révolutionnaire. Eazy-E (Eric Wright), un ancien dealer qui a créé Ruthless Records avec l'argent qu'il a économisé en vendant de la drogue, était désireux de construire un empire dans le rap en construisant un roster d'artistes talentueux. Cependant, il n'obtint pas de succès jusqu'à ce que DrDre (Andre Young), membre d'un groupe, the World Class Wreckin' Cru et Ice Cube (O'Shea Jackson), membre d'une équipe nommée CIA, commencèrent à écrire des chansons pour Ruthless. Eazy leur donne deux morceaux dont Boyz N The Hood, puis il format N.W.A. (un acronyme de Niggaz With Attitude) en ajoutant au groupe DJ Yella (Antoine Carraby), autre membre de The World Class Wreckin' Cru, ainsi que the Arabian Prince et the D.O.C.. Le premier album de N.W.A., N.W.A. and the Posse, était un album un peu coincé, ce qui a largement contribué à son non-succès quand il est sortit en 1987. L'année suivante, le groupe se sépare de The Arabian Prince et de The D.O.C. mais ajoute MC Ren à son effectif et étoffe son sonorité, apportant à la plupart de leurs bruits les innovations extrêmement soniques à la manière de Public Enemy et adopte des paroles engagées envers la violence. Plus tard en 1988, N.W.A. balance Straight Outta Compton, un disque hardcore vicieux qui devient un succès underground sans aucun support radio, télé ou presse. N.W.A. deviennent célèbre pour leurs paroles hardcore, comme celles de Fuck Tha Police, ce qui provoqua une lettre d'avertissement de la part du F.B.I. à Ruthless Records et à la maison mère du label, Priority Records, suggérant au groupe de revoir sa démarche.

La plupart des menaces politiques pesants sur le groupe se sont stoppées quand Ice Cube le quitta fin 1989 au milieu de beaucoup de désaccords financiers. Une mauvaise querelle commence alors entre Cube et N.W.A. qui atteindra son paroxysme avec le titre No Vaseline de Cube sur lequel il attaque le managérat du groupe sur son album de 1991 Death Certificate. Á ce moment là, le groupe était déjà pratiquement dissout. Dans les deux ans qui séparent le départ de Cube et la dissolution du groupe, N.W.A. était dominé par les paroles presque parodique de Eazy-E et les productions de plus en plus subtiles et complexes de DrDre. Le groupe sortit rapidement un EP, 100 Miles and Runnin', en 1990 avant de suivre rapidement l'année suivante avec Efil4zaggin ("Niggaz 4 Life" à l'envers). Efil4zaggin était remplit de sonorités denses et funky, avec des paroles misogynes et parodiant la violence. Naturellement, les paroles ont provoqué l'indignation de la part des critiques et des organisations conservatrices, mais ça a eut pour conséquence d'augmenté l'audience du groupe avec l'écoutes des hommes blancs des banlieues. Bien que pensant que le groupe était à l'apogée de sa popularité, Dre commença à faire des efforts dans le but de quitter le clan, en raison des conflits d'égos et de ce qu'il estimait être une mauvaise affaire pour sa rémunération.

Dre quitta le groupe pour former Death Row Records avec Suge Knight au début 1992. D'après les rumeur, Knight menaça de tuer Jerry Heller, le manager de N.W.A. si celui-ci n'acceptait pas de laisser partir Dre. Les cinq années suivantes, Dre et Eazy s'engagèrent dans une querelle hautement publique, les deux incluant des attaques à l'encontre de l'autre dans chacun de leur album solo respectifs. MC Ren et DJ Yella ont tous deux sortit des albums solo, lesquels n'ont pas remporté un énorme succès et Eazy continua a sortir des albums tournant en une complète auto-parodie jusqu'à sa mort tragique due au SIDA en mars 1995. Avant sa mort, Cube et Dre se rachèteront auprès de Eazy en allant le voir à l'hôpital. Avec son premier album solo sortit en 1992, Dre s'établit lui-même comme le premier producteur du milieu des années 90 et pour beaucoup il fixa les principes du Gangsta Rap avec ses basses élastiques et ses grooves doux et profonds. Le Gangsta rap s'imposa de lui-même comme le courant du Hip Hop le plus populaire durant les années 90 ; en d'autres mots, les positions immoralistes de N.W.A. ont temporairement triomphées sur le Hip Hop social de Public Enemy, et ont complètement réécrit les règles du Hip Hop des années 90.


Discographie:

1987 - N.W.A. And The Posse

1988 - Straight Outta Compton

1990 - 100 Miles And Runnin' (EP)

1991 - efil4zaggiN (Niggaz4life)

1996 - Greatest Hits

1998 - Straight Outta Compton: N.W.A 10th Anniversary Tribute

1999 - The N.W.A Legacy Vol.1 (1988 - 1998) (2 CD)

2002 - The N.W.A Legacy Vol.2

# Posté le samedi 03 septembre 2005 16:54

Modifié le dimanche 11 septembre 2005 09:08

Chronique: The Chronic - Dr. Dre (1992)

Chronique: The Chronic - Dr. Dre (1992)
1988. Le succès aussi inattendu qu'explosif de "Straight Outta Compton", second opus du groupe de Compton, N.W.A, déchaîne les pires polémiques à travers les Etats-Unis. Le groupe, alors composé de cinq membres (Ice Cube, Eazy-E, MC Ren, Dr Dre et DJ Yella), se fait le témoin de la réalité de cette petite banlieue dés½uvrée, perdue au sud de Los Angeles. Une vision du ghetto apocalyptique, dépourvue de tout espoir et de sens politique et social. Une oeuvre brute, quelque part extrémiste, appuyée par des propos crus. Après cette incontestable réussite, les divergences d'intérêts (comprenez "financiers") mais aussi des questions d'égos entraînent le départ l'année suivante d'Ice Cube, leader charismatique du groupe. Le groupe sort tout de même "100 Miles and Runnin", un EP, suivi d'un album, "Efil4Zaggin", loin d'égaler l'onde de choc générée par "Straight Outta Compton", avant de disparaître officiellement avec le départ de son chef d'orchestre, Dr Dre, en 1992. Ce dernier fonde alors avec Suge Knight, escroc notoire, le label Death Row ("couloir de la mort").

"The Chronic", premier album de l'ex-N.W.A (acronyme de Niggaz With Attitude) Dr Dre constitue non seulement la première sortie du label, mais aussi le véritable point de départ de la déferlante G-Funk qui submergera les Etats-Unis pendant plusieurs années. Un courant musical mêlant l'intransigeance d'un gangsta rap radical à des envolées de synthés coulées et hypnotiques, appuyées par des basses étouffantes ou une forme de minimalisme salvateur. Inspiré par le funk électrique de George Clinton ('Let me ride' reprend un sample de 'Mothership connection', 'The roach' emprunte le classique 'P-Funk' du fondateur de Parliament), ou des atmosphères plus Soul ('Lil' Ghetto boy' reprend l'inoxydable morceau de Donny Hathaway, 'Nuthin' but a "G" thang' le sulfureux 'I want'a do something freaky to you' de Leon Haywood), le plus aérien des docteurs (après '"Doctor J") compose ainsi un édifice sonore à la fois varié et cohérent. Le classique 'Nuthin' but a "G" thang', véritable hymne envoûtant du G-Funk (et révélation pour Snoop Doggy Dogg et son flow nonchalant), côtoie ainsi les bien plus durs et particulièrement explicites 'Rat-tat-tat-tat', 'Lyrical Gangbang' et ses énormes basses ou encore l'impressionnant 'Stranded on Death Row'.
Le cocktail est à la fois explosif et planant, à l'image de cette fameuse herbe célébrée ici. Une contradiction digne de son auteur qui avant de vanter les mérites de cette herbe clamait quatre ans plus tôt sur 'Express yourself' "I don't smoke weed or sess, 'cause it's known to give a brother brain damage, and brain damage on the mic don't manage, nothing but making a sucka and you equal...". Les ravages du temps dira-t-on.

En dépit d'apparences, une nouvelle fois, trompeuses, "The Chronic" ne constitue aucunement une longue apologie de l'ivresse cannabique. Seul le langoureux et synthétique 'The Roach' s'en charge (brillamment). On lui préférera tout de même nettement le sanglant 'Fuck with Dre day' où Andre Young règle ses comptes avec son ancien homeboy, le déjà anorexique Eazy-E "The hood you threw up with, niggaz you grew up with, don't even respect your ass" ou 'The day the Niggaz took over', référence directe aux émeutes de Los Angeles du 29 avril 1992 après l'acquittement des 4 policiers qui avaient roué de coups Rodney King. Difficile de ne pas citer aussi 'Let me ride', description enjouée d'un quotidien qui l'est moins (son remix est peut-être encore un cran au-dessus) et 'Deez Nuuuuts', véritable appel à l'insurrection pour une association féministe comme La Meute.
Au contraire des albums conceptuels savamment organisés, "The Chronic" est composé d'un enchevêtrement de thèmes (une certaine apologie du crime et des bitches, la réalité des rues de Los Angeles et ses mythes) gonflé à l'égotrip et entrecoupé d'interludes inattendus (la parodie télévisée 'The 20$ sack pyramid' et le 'The doctor's office' digne de Too $hort, expert en la matière). Soutenu par plusieurs jeunes rappeurs alors méconnus (Snoop Doggy Dogg, Daz Dillinger, Kurupt, Nate Dogg, D.O.C, Warren G,...), cette première sortie de Death Row brille non seulement de par la qualité de son emceeing, mais aussi de par son éclectisme, en harmonie avec les différentes atmosphères concoctées par Dre.

Au final, "The Chronic" apparaît comme un concentré de dynamite, et le meilleur représentant d'un G-Funk alors en pleine explosion créative. La véritable suite de cet album (considérons "The Aftermath" comme une erreur de parcours), sortie neuf années plus tard, si elle n'en demeure pas moins réussie, n'égale aucunement l'excellence de ce premier opus. Un classique, cela va sans dire, mais ça va finalement mieux en le disant.

"You never been on a ride like this before with a producer who can rap and control the maestro" ('Nuthin' but a "G" thang'.)


Tracklist:

01.The Chronic (Intro)

02.Fuck Wit Dre Day (And Everybody's Celebratin')

03.Let Me Ride

04.The Day the Niggaz Took Over

05.Nuthin' but a "G" Thang

06.Deeez Nuuuts

07.Lil' Ghetto Boy

08.A Nigga Witta Gun

09.Rat-Tat-Tat-Tat

10.The $20 Sack Pyramid

11.Lyrical Gangbang

12.High Powered

13.The Doctor's Office

14.Stranded on Death Row

15.The Roach (The Chronic Outro)

16.Bitches Ain't Shit (Bonus Track)

# Posté le samedi 03 septembre 2005 17:08

Modifié le dimanche 11 septembre 2005 09:11

Chronique: Doggystyle - Snoop Doggy Dogg (1993)

Chronique: Doggystyle - Snoop Doggy Dogg (1993)
Si on veut parler d'une grande époque du rap, retransportez-vous vers l'année 93. L'ex NWA Dr Dre et Suge Knight créaient le label Death Row, le tracteur qui rasa la Eastcoast jusque 1996. Mais bien avant cela, petit prologue : Ice T engendra les prémices d'un rap 'gangsta', dont le docteur et ses Niggaz Wit Attitude avaient enfoncé le clou avec 'Straight Outta Compton'. Andre Young de son prénom avait par la suite découvert le talent d'un jeune dealer filiforme au flow laid back et accrocheur, autant que son sobriquet, Snoop Doggy Dogg. Faisant sa première apparition sur la bande originale de 'Deep Cover' (1991), il fut l'invité de prestige sur le grand classique 'The Chronic' (1992), avec des tubes inoubliables comme Let Me Ride, Ain't Nuthin But A G Thang,... Le G Funk, diminutif de “gangsta funk”, est né, début de l'épopée Westcoast et d'un nouveau genre. Une signature un an plus tard sur le sulfureux label à la chaise électrique rouge sang, Snoop, en plein procès pour complicité de meurtre, lâche son premier album dirigé par son mentor Dr Dre, le très controversé 'Doggystyle' (traduisez 'levrette'). Un chef d'½uvre qui ne prenait pas de front mais tout le monde par derrière...

Beaucoup de qualificatifs et autres superlatifs sont nécessaires pour attribuer un juste titre honorifique à cet album absolument indispensable. Un pur concentré de lyrics crus et directs, misogynes à souhait, gangsta hardcore et jouissif, le tout véhiculé par un flow lascif et calme, unique et inimitable. Dr Dre est aux commandes, reprenant des lignes de basses ronflantes et puissantes mêlés à des samples de classiques P Funk californien, de Roger Troutman à Boosty Collins en passant par George Clinton & The Parliament. La recette chauffée au soleil de Los Angeles a enfanté un résultat sans précédents, à l'impact inégalé dans le monde du rap. On estime d'ailleurs les ventes de Doggystyle à environ 5 millions d'exemplaires dans le monde, sans compter tous les best of post-Death Row douteux et rébarbatifs. Un succès non seulement d° aux nombreuses qualités de cet opus mais surtout à la force du duo Snoop & Dre, et en la personne charismatique de Snoop Doggy Dogg lui-mÍme. Mais la révolution était en marche, le monde venait de connaître l'apologie d'un monde sans pitié où s'imposaient la touche gangsta (sur)réaliste et les bitches à la pelle dans les clips. D'ailleurs depuis, rien n'a vraiment changé dans le milieu du rap ricain...

Combien d'entre nous ont eu leurs premiers émois rapologiques cet été 93, où "What's My Name" a débarqué sur nos ondes françaises. Rien que d'y penser d'ailleurs, c'est le genre morceau que l'on écouterait volontiers dans une Cadillac coupé à suspensions hydropneumatiques et autres chromes flamboyants, avec quelques filles sur la banquette arrière... Bref, la puissance de ce tube est toujours intacte et la nostalgie nous prend à chaque écoute... Le deuxième single "Gin & Juice" inaugurait les premières 'gangsta party' bien arrosées en compagnies de femelles peu farouches. C'était aussi l'occasion de nous présenter le crooner à la voix d'or, Nate Dogg. Warren G, le demi-frère, avec Nate et Snoop ont formé leur premier véritable trio discographique, les 213, sur "Ain't No Fun". Et le thème du morceau est clair : c'est le mode d'emploi pour essayer de tremper sa nouille “it ain't no fun/if my homies have none” chante les chiens sur le refrain... Une autre chanson d'anthologie est bien sûr le très laid back et funky "Doggy Dogg World", où figurent en bonne place les Dogg Pound, alias Dat Nigga Daz et Kurupt, faisant leurs premières véritables apparitions.

Mais pour pouvoir vraiment écraser la Eastcoast une bonne fois pour toute, la conquÍte totale était nécessaire. Snoop Dogg et son 'Doggy' avait repris pour l'occasion quelques vers de Slick Rick pour reprendre le légendaire "Lodi Dodi". Ou d'une autre manière, faire preuve d'un réalisme hardcore à faire p‚lir des Rakim ou Kool G Rap ("Gz & Hustlaz"). A noter aussi que son premier album fut aussi le plus court, mais restera à jamais son plus grand classique, car il a marqué à tous jamais les esprits de n'importe quels auditeurs : trips de gamins ou vendetta urbaine, tout le monde s'y retrouvait. Avec 'The Chronic', la Westcoast est devenue indéniablement et définitivement incontournable dans le paysage musical mondial, en le prenant à quatre pattes... Epilogue : juste après la mort de 2Pac et la défection de Dr Dre est sorti 'Tha Doggfather', son 2e et dernier album chez Death Row. En fuite chez Master P, ce n'est qu'avec No Limit Top Dogg que Snoop Dogg s'est rallié avec Dr Dre, soit 6 ans plus tard. Histoire à suivre...


Tracklist:

01 - Bathtub

02 - G Funk Intro

03 - Gin and Juice

04 - That Shiznit

05 - Lodi Dodi

06 - Murder Was the Case (Death After Visualizing Eternity)

07 - Serial Killa

08 - Who Am I? (What's My Name) ?

09 - For All My Niggaz and Bitches

10 - Ain't No Fun (If My Homies Can't Have None)

11 - Doggy Dogg World

12 - GZ and Hustlas

13 - Pump Pump

# Posté le samedi 03 septembre 2005 19:58

Modifié le samedi 03 septembre 2005 20:31